François Noël Geny Maître Menuisier à Lyon
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François Noël Geny (1731-1804)

François Noël Geny naît vers 1731 à Paris, il est le fils de Joseph Geny, frotteur, et de Marie Brost. En septembre 1749, il prend part à une révolte des compagnons menuisiers parisiens contre les maîtres afin d’obtenir l’augmentation du prix payé pour leur journée de travail. Plusieurs compagnons sont arrêtés pour être incarcérés. Geny se trouve parmi eux mais aucune trace de son passage en prison n’a été trouvée dans les registres d’écrous du Grand Châtelet contrairement à plusieurs autres compagnons. Est-ce en cette fin d’année 1749 qu’il décide de quitter Paris pour Lyon ?

En avril 1752, il vit à Lyon depuis plusieurs années, il est hébergé rue Saint-Romain dans la paroisse de Saint-Pierre-le-Vieux chez Pierre Nogaret, maître menuisier, pour qui il travaille. Il se marie le 14 mai 1752 avec Marie Bissuelle, lingère. Elle est originaire de Saint-Symphorien-de-Lay tout comme la femme de Pierre Nogaret et celle de François Canot qui sont avec Jean Godot témoins à son mariage. Quatre enfants, Antoinette, François Noël, Philippe et Antoine naissent de cette union jusqu’au décès de Marie Bissuelle le 21 mars 1757. Pendant cette période, il travaille toujours avec François Canot, Jean Godot et Pierre Nogaret mais aussi avec François Vitouz ou encore Philippe Poirié un autre maître menuisier. Le 31 mai 1758, il est le parrain d’Antoinette Godot, baptisée quelques semaines avant le décès de son père Jean Godot.

En signant son contrat de mariage du 3 février 1759, François Noël Geny s’engage avec Françoise Gillet, travaillant au service de Pierre Nogaret. Claude Levet, témoin et signataire du contrat, reste un proche de François Noël. Ce mariage ne sera jamais célébré et a sans aucun doute  été annulé. Françoise Gillet se marie le 20 octobre 1761 à Grézieu-la-Varenne avec François Chrétien. 

Le 11 octobre 1759 Pierrette Gros est inhumée à la paroisse de Saint-Pierre-le-Vieux. François Noël est le seul témoin et sa présence démontre qu’il connait probablement déjà la fille de Pierrette Gros, Marie Anne Dubreuil sa future femme. Leur union est célébrée dans la paroisse de Saint-Pierre-le-Vieux le 3 novembre 1761. Claude Levet est encore témoin aux côtés d’un autre sculpteur, Jean Louis Brache, et d’un menuisier, Pierre Jacques D’hautencourt. François Noël vit désormais rue de Tramassac. De cette union naissent Barthélémi François Henri, Jean Pierre, Magdeleine et Marie. Claude Levet et Jean Louis Brache sont toujours proches de la famille pendant les années 1761 et 1762, ils travaillent probablement toujours ensemble. Pierre Nogaret est le parrain de Magdelaine, baptisée le 6 février 1765. Nous supposons que Geny travaille de nouveau pour lui à cette période. En 1766, François Noël Geny n’est plus dans la paroisse de Saint-Pierre-le-Vieux mais dans celle de Saint-Georges où est baptisée Marie le 11 juillet 1766. Travaille-t-il alors pour Martin Nales, un maître tourneur, parrain de sa fille ?

Le 15 janvier 1772 est expédié de Paris le brevet de maître de François Noël Geny qui est approuvé et validé par le Consulat lors de sa séance du 9 décembre de la même année. François Noël est désormais maître menuisier. Il produit de nombreux sièges de style Louis XV, transition, Louis XVI et même Directoire. Le 11 avril 1777, il prend pour apprenti Pierre Cognet nous apprenant qu’il est désormais installé place de Roanne. Étonnamment, nous ne trouvons pas François Noël Geny sur la liste des maîtres menuisiers, charpentiers, sculpteurs et layetiers établie durant la délibération de la communauté du 15 juillet 1781. Néanmoins, Antoine Geny, son fils âgé de 25 ans, est quant à lui bien répertorié sur cette liste. Il a été formé et travaille sans aucun doute avec son père. Il quitte Lyon et se marie à Pleurtuit le 22 septembre 1787 avec le consentement de son père. Puis il s’installe à Nantes où il exerce toujours le métier de menuisier. Son autre fils, Barthélémi François Henri, est lui aussi menuisier et se marie à Lyon le 24 février 1789 en présence de son père. Il mourra en 1817 dans une prison de Carcassonne.

François Noël Geny décède le 13 janvier 1804 à l’Hôtel Dieu, il vivait alors au 35 rue de l’Evêché à Lyon comme maître menuisier.

Estampille

Bibliographie

  • Edmond Delaye, Quelques menuisiers en sièges de Lyon, Lyon, Provincia, 1936.
  • Bernard Deloche, « A propos d’une récente acquisition du Musée Historique de Lyon : un menuisier en sièges lyonnais du XVIIIe siècle : François-Noël Geny », in Bulletin Municipal Officiel de la ville de Lyon, 29 mai 1988.
  • Bernard Deloche et Jean-Yves Mornand, Nogaret et le siège lyonnais, Lyon, Jacques André, 2008 ; 2e édition 2012.
  • Bernard Deloche, « François Geny et l’ameublement d’une ancienne demeure des environs de Lyon », in Bulletin Municipal Officiel de la ville de Lyon, 29 octobre 2012.

Crédit photo : © Yves Wetterwald & Patrick Rannou-Cassegrain

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