Bernard Chelant Maître Menuisier à Lyon
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Bernard Chelant (1725-1796)

Bernard Chelant naît en 1725, il est le fils de Noël Chelant, maître cordonnier, et de Claudine Roulet. Originaires de Grenoble, ses parents se marient le 19 avril 1725 à Lyon dans la paroisse de Saint-Nizier. Ils ne semblent pas être restés longtemps à Lyon après leur mariage, aucun acte de baptême de Bernard ou de Claudine sa sœur n’a été trouvé dans une paroisse de Lyon ou de ses faubourgs. Ses parents retournent à Grenoble à une date indéterminée, Claudine Roulet est inhumée dans la paroisse Saint-Louis de Grenoble le 1er mai 1747. Noël Chelant est bien présent au mariage de sa fille Claudine le 18 juin 1748 dans cette même paroisse de Saint-Louis. Il retourne néanmoins à Lyon quelques années plus tard où il décède le 11 octobre 1760 à l’hospice de la Charité.

En décembre 1749 Bernard Chelant est à Lyon et travaille comme compagnon menuisier chez Jean Buchicher, un maître menuisier place Louis le Grand dans la paroisse d’Ainay. Son mariage avec Laurence Biessy est célébré le 9 février 1750 dans la paroisse Saint-Paul de Lyon en présence de Jean Buchicher et Pierre Dauvergne un autre maître menuisier. Il obtient la maîtrise cette même année 1750. Aucune trace d’un apprentissage à Lyon n’a été trouvée. Il a néanmoins eu l’obligation de servir  plusieurs années un maître menuisier comme compagnon ainsi qu’il est requis par les statuts de la communauté des menuisiers.

La confection de sièges apparaît comme une des ses spécialités au début de sa carrière, lors du baptême de sa première fille Elizabeth le 10 octobre 1751 il est dit “menuisier en chaise”. Pierre Dauvergne, le parrain de sa fille, est toujours un proche. Antoine Muller, maître menuisier, est le parrain de sa fille Jeanne née le 9 mai 1753 dans la paroisse Sainte-Croix à Lyon. Au cours des années 1750, François Canot et Martin Jardin, alors sculpteurs, travaillent pour Bernard Chelant. Ce même Martin Jardin contre qui il porte plainte en 1772 pour avoir fait travailler un compagnon sans son consentement. Il perd sa femme le 17 décembre 1763 et après plusieurs années rue Saint-Jean dans la paroisse Sainte-Croix il emménage le 25 mars 1767 place Saint-Jean dans la paroisse de Saint-Pierre-le-Vieux. Le 1er février 1768, il prend le temps de se rendre à Grenoble pour le mariage de sa fille Elizabeth. Il épouse quant à lui en secondes noces, Françoise Pericaud Valentin le 27 juin 1769 dans la paroisse de Sainte-Croix à Lyon en présence du sculpteur Claude Pernet. Ils n’auront aucun enfant.

Bernard Chelant est souvent présent aux délibérations de la communauté des menuisiers, sa signature se trouve sur de nombreux actes même après la refonte des communautés de 1777. Il ne sera cependant jamais nommé maître garde de sa communauté. Seuls quelques sièges de sa production sont parvenus jusqu’à nous, il en a probablement produit peu. Il semble avoir utilisé deux estampilles différentes, une première “CHELANT MENUSIER A LYON” (avec la faute) et une seconde “CHELANT”. Sa production couvre les styles Louis XV, transition et Louis XVI.

Bernard Chelant décède à Lyon le 8 janvier 1796 à l’âge de 71 ans.

Estampille

Estampille de Bernard Chelant

Bibliographie

  • Bernard Deloche, « A la recherche des sièges de Bernard Chélant menuisier en sièges à Lyon au XVIIIe siècle », in Bulletin Municipal Officiel de la ville de Lyon, 3 mai 1987.
  • Bernard Deloche et Jean-Yves Mornand, Nogaret et le siège lyonnais, Lyon, Jacques André, 2008 ; 2e édition 2012.

Crédit photo : © Aguttes

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